(JESSIKA MARIA RAUCH)
Elles sont artistes, chorégraphes, amies. Les chemins de Jill Crovisier et Laura Arend suivent des trajectoires qui se croisent et se répondent, sans jamais se confondre. À travers des langages singuliers, elles explorent des combats communs.
Dans un paysage chorégraphique en effervescence au Luxembourg, Jill Crovisier et Laura Arend incarnent une génération d’artistes qui interrogent les réalités contemporaines à travers des œuvres ancrées dans l’intime, le politique et le social, nourries d’éléments autobiographiques et aux résonances psychologiques. Les deux femmes se sont lancées très jeunes sur ce chemin qui leur a permis de dépasser leurs limites.
« J’ai toujours dansé. J’ai grandi dans le sud du Luxembourg, haut en couleurs, bercé par la musique, les traditions et les différentes cultures. À 8 ans, j’ai commencé sérieusement au Conservatoire d’Esch et à 16 ans, après un voyage en Chine avec le British Council of Arts, j’ai su que je voulais en faire mon métier », se souvient Jill.
Aussi pour Laura la danse était dès le début au centre de sa jeunesse : « Je sais que c’est un peu cliché, mais la danse, c’est ma vie. C’est venu naturellement, comme parler ou respirer. À 9 ans, j’étais déjà déterminée : je voulais être danseuse ».
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Sur ELLE.lu
